Œuvre réalisée en partenariat avec le MRN Réseau, la Ville de Pantin et la Cité fertile, 2026.
Visible de jour comme de nuit en haut du mât, l’œuvre de Chemsedine Herriche se compose de lumière et d’un dégradé de bleu évoquant le ciel. L’artiste y a inscrit des traces laissées par des femmes et des hommes internés et déportés pour leur engagement dans la Résistance : des fragments de vie, d’émotion et d’humanité, inscrits dans l’urgence sur les murs des casemates ou griffonnés sur des billets jetés des trains au départ des convois.
Situé à l’opposé de la gare de Pantin-marchandises, le quai aux bestiaux est parallèle à la rue Cartier-Bresson. Là, l’occupant nazi expérimente le 18 avril 1944 la déportation de femmes résistantes internées au fort de Romainville, tout proche, sur les hauteurs des Lilas. Elles sont 401 résistantes à partir vers le camp de Ravensbrück. Dans la nuit suivante, le nœud ferroviaire et la ville de Noisy-le-Sec sont bombardés par les Alliés en vue du Débarquement. Le 13 mai 1944, elles sont 534 à être déportées puis cet usage cesse jusqu’à la Libération de Paris et ses prémices. Le 11 août, le départ gare de l’est est déplacé à Pantin : elles sont 98 à être déportées depuis le quai. Enfin, le 15 août, ce sont 2216 femmes et hommes qui sont massés sur le quai aux bestiaux pour le plus grand convoi parti de France, témoignant du jusqu’au-boutisme des nazis tandis que les combats de la Libération font rage.
Année de réalisation : 2026
Techniques utilisées :
Artiste : Chemsedine Herriche
Direction artistique : Manifesto et Écouter Pour Voir
Production déléguée : Manifesto et Octopus
Direction technique : Octopus