Fresque réalisée en partenariat avec Seine-Saint-Denis Habitat, Le Mémorial de la Shoah et la Ville de Drancy 2025.
La fresque de Chemsedine Herriche met en lumière la force des mots retrouvés parmi les graffitis laissés sur les murs du camp par les internés avant leur déportation. Déployée comme une ascension vers la lumière à travers un ciel abstrait qui s'éclaircit progressivement, l’œuvre révèle les traces laissées par ces hommes, femmes, enfants : des fragments de vie, d'émotion et d'humanité, inscrits dans l'urgence et la simplicité du geste.
Après la pose de la première plaque commémorative en 1947 par l’association la Fraternelle, réunissant d’anciens internés et déportés de Drancy, le monument aux déportés du « mémorial national du camp de Drancy », décidé en 1964 par le maire Maurice Nilès et la Fraternelle, est inauguré en 1976. Il est l’œuvre de l’artiste Shelomo Selinger, rescapé des camps nazis. En 1980, le chantier du gymnase Joliot-Curie révèle le tunnel inachevé en 1943, témoin d’une tentative d’évasions du camp. En 1988, le maire fait installer le wagon donné par la SNCF, dans la perspective de l’œuvre de S. Selinger, pour réaffirmer la singularité du camp de Drancy dans la mémoire nationale. En 2012 ouvre le Mémorial de la Shoah, son architecture très moderne répond à celle de la cité de la Muette et permet une médiation renouvelée et tous publics. Enfin, en 2025, la démarche qui préside à l’œuvre plurielle de Chemsedine Herriche affirme la nécessaire mise en réseau des lieux de mémoire de la Shoah et de la Résistance.
Année de réalisation : 2025
Techniques utilisées :
Artiste : Chemsedine Herriche
Direction artistique : Manifesto et Écouter Pour Voir
Production déléguée : Manifesto et Octopus
Direction technique : Octopus
Lieu : Cité de la Muette à Drancy