Œuvre réalisée en partenariat avec la SNCF, le Mémorial de la Shoah et la Ville de Drancy, 2025.
Dans un paysage fortement marqué par la gare du Bourget-Drancy, Chemsedine Herriche a réalisé un triptyque aux dégradés bleus inspirés du ciel. Perceptibles depuis le quai du RER, les panneaux traversés de découpes font apparaître des mots retrouvés sur les murs du camp de Drancy mais aussi jetés des trains au départ des convois. L’œuvre fait ainsi émerger les traces laissées par ces femmes, ces hommes et ces enfants : des fragments de vie, d’émotion et d’humanité, inscrits dans l’urgence et la simplicité du geste.
Longtemps oublié car détruit vers 1976, le quai de marchandises de la gare du Bourget-Drancy a été le lieu principal des premières déportations de Juives et Juifs de France. Il se situe à Drancy, face à la gare de voyageurs qui, elle, ouvre ses portes sur Le Bourget. La place de la Grande ceinture, toute proche, a servi à l’acheminement en bus des internés du camp de Drancy, déportés depuis ce quai dans des wagons à bestiaux. 42 500 personnes en sont parties entre juin 1942 et juin 1943. A partir de juillet 1943 et jusqu’en août 1944, c’est en gare de Bobigny que les déportations se sont poursuivies. Moins visible, plus discrète, la gare était aussi plus éloignée de l’aérogare régulièrement bombardé.
Année de réalisation : 2025
Techniques utilisées :
Artiste : Chemsedine Herriche
Direction artistique : Manifesto et Écouter Pour Voir
Production déléguée : Manifesto et Octopus
Direction technique : Octopus
Lieu : Gare de Drancy-Le Bourget